Située à Prangins, sur le domaine des Rives, une parcelle de 6'000 m2 est mise à disposition de l’école par Agroscope. La vigne y a été plantée en 2002 et 2003, également grâce à un généreux don de l'association des anciens élèves de CHANGINS.

Ce vignoble constitue un outil précieux pour l’enseignement, les travaux pratiques et la recherche. Le raisin est cultivé, des essais de lutte contre les maladies et les insectes, ainsi que d’entretien du sol sont pratiqués.

Le vignoble est planté en Chasselas (clone 800), Pinot noir (Clone 9-18), Dakapo, ainsi que trois cépages interspécifiques,  soit Johanniter, Solaris, Regent. Les quatre derniers sont utilisés pour les études phytosanitaires.

Une partie est travaillée selon les normes de la production intégrée, l’autre en viticulture biologique.

Depuis sa création, le vignoble des Rives a été utilisé pour les activités suivantes :

  • Travaux pratiques de taille, ébourgeonnage, effeuillage et régulation de la charge
  • Travaux pratiques et démonstration de machines pour l’entretien du sol
  • Travaux pratiques de réglage du pulvérisateur
  • Démonstration d’une machine à vendanger
  • Travaux pratiques de pédologie
  • Exercices de détermination des plantes adventices
  • Exercices de contrôles phytosanitaires et reconnaissance de symptômes
  • Exercices de mesures de l’expression végétative et de la vigueur
  • Surface d’expérimentation pour les travaux de diplôme HES (Maurice, 2006), (Utzinger, 2007), (Marseille, 2008).

La parcelle se situe sur un CALCOSOL rédoxique issu de moraines de fonds litées et compacte. Elle possède une texture moyenne à lourde (25 à 30% d’argile) et silteuse. Le sol et le sous-sol sont très calcaires avec un pH alcalin. Les porte-greffes utilisés sont le Fercal et le SO4.

L’interligne est composé de la flore naturelle de la parcelle. Il est fauché régulièrement, selon les besoins. L’entretien du cavaillon est conduit sans utilisation d’herbicides. Les outils et techniques utilisés par l’école sont un intercep à lame de type « Clemens », un intercep rotatif « Humus » et des brûleurs à gaz pour le désherbage thermique.

Pour trouver des alternatives au travail du sol, un essai d’entretien du sol a été mis en place dès l’automne 2006, avec les variantes suivantes : travail du sol, couverture avec des écorces ou des plaquettes de résineux, enherbement naturel fauché, plantation d’épervières piloselles (Hieracium pilosella), une plante aux vertus allélopathiques. Les premiers résultats de cette étude ont été présentés dans le cadre d’un travail de diplôme (Marseille, 2008).