Le vin suisse s’éloigne progressivement de la grande distribution en 2015
« Dans le contexte économique difficile qui a prévalu en 2015, la hausse de la consommation de vins
suisses de 0.8 % annoncée par l’OFAG sonne comme un soulagement au sein des milieux vitivinicoles »
se réjouit Thierry Walz, président ad interim de l’Interprofession de la vigne et des vins suisses.
Les ventes dans les grandes surfaces, en baisse pour la 2e année consécutive (‐3.6 % par rapport à
2014), ne suivent pourtant pas le mouvement positif, comme le confirme le rapport annuel de l’OSMV.
« Face à la rareté des quantités disponibles, les producteurs et encaveurs suisses semblent avoir opté
ou dû se résoudre à opter pour d’autres canaux de distribution plus rémunérateurs et moins
contraignants que les grandes surfaces », précise Philippe Delaquis, chef de projet de l’OSMV.
Exemple concret de cette évolution, la baisse du volume de vente des vins AOC rouges en grande
distribution, est particulièrement marquée (13 %), alors que la consommation de vin rouge et de rosé
suisse augmente de 1.8 % en 2015.
Le vin blanc suisse reste le produit le plus acheté en grande surface (52.4 % en 2015 contre 51 % en
2014). Le recul du volume des vins blancs AOC suisses en grande distribution (2.4 %) contraste
également avec la légère baisse de la consommation globale de vins blancs indigènes sur le marché
suisse (0.7 %).
Une météo estivale a contribué à la progression des ventes de vins rosés AOC suisses en grande surface
en 2015 (+ 1.5 %) accompagnée d’une augmentation du prix moyen de 25 cts par litre.
Répertoriés pour la 1e fois dans le rapport de l’OSMV, les vins de pays suisses baissent tant en volume
(‐ 7.9 %) qu’en prix (‐ 0.2 %), ce qui tend à démontrer un transfert progressif de la production vers des
vins de qualité supérieure.
« Au vu des faibles réserves à disposition et des incertitudes liées au franc fort, le vin suisse se cherche
aujourd’hui une alternative durable à la grande distribution, raison pour laquelle l’Observatoire a lancé
depuis le 1er avril 2016 une Mercuriale permettant aux acteurs de la profession de mieux comprendre
les marchés de la vente directe, de la restauration, de l’exportation et aux grossistes » conclut Philippe
Delaquis, chef de projet de l’OSMV.

Retour